Un numérique utile, accessible et responsable

La transition vers la fibre constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour l’avenir de nos territoires. La fermeture progressive du réseau cuivre, pilotée par Orange, marque une étape historique. Notre responsabilité collective est d’accompagner chaque commune, chaque entreprise et chaque habitant pour la migration vers la fibre se fasse de manière fluide, sans rupture de service.
Au-delà des infrastructures, le syndicat fait le choix d’un numérique plus proche des besoins du terrain, au service des collectivités et des habitants.
Avec Territoires durables et connectés, Anjou Numérique s’engage dans l’utilisation des données pour aider les collectivités à mieux gérer leurs bâtiments, maîtriser leurs consommations énergétiques et améliorer le confort des usagers. L’ambition est claire : outiller les élus et les agents pour agir simplement et efficacement.
Le numérique porte aussi une responsabilité humaine et sociale. Face aux enjeux liés aux usages numériques des enfants et des jeunes, le syndicat pilote une stratégie d’accompagnement à la « parentalité numérique » dans une approche collégiale fondée sur la confiance et le dialogue.
En 2026, nous continuerons à porter un numérique utile, accessible et responsable, au service de l’égalité territoriale et de l’avenir de nos territoires.
Philippe CHALOPIN
Président d’Anjou Numérique
La fin du cuivre se concrétise sur le terrain
Le 27 janvier dernier, sept communes (Les Cerqueux, Chanteloup-les-Bois, Nuaillé, La Plaine, Somloire, Toutlemonde, Vezins) ont été définitivement déconnectées du réseau cuivre. Cette étape marque le début du processus dans le département. Deux communes suivront en 2027 puis progressivement tout le territoire jusqu’en 2030. Anjou numérique accompagne les collectivités pour faciliter le passage vers la fibre.
Territoires durables et connectés : des données utiles pour mieux gérer les bâtiments communaux
Développé par Anjou Numérique, ce projet vise à aider les collectivités à mieux piloter leurs politiques publiques grâce aux données et aux objets connectés. L’ambition est simple : disposer d’informations fiables et accessibles pour faciliter le travail des agents, améliorer le confort des usagers et agir plus efficacement sur les consommations énergétiques, en s’appuyant sur des outils partagés à l’échelle départementale.
La donnée devient un outil de pilotage
En 2025, un projet pilote consacré à la gestion bâtimentaire a été mené avec 3 collectivités volontaires. Capteurs, connectivité LoRa et plateforme de données ont été déployés afin de suivre, à distance et en temps réel, des indicateurs clés des bâtiments communaux : températures, qualité de l’air, consommations ou encore périodes d’occupation. Ces dispositifs permettent d’adapter plus finement les réglages, sans complexifier la gestion quotidienne.
Un pilote concluant, un déploiement en vue
Pour les communes participantes, les premiers bénéfices sont concrets : moins de déplacements inutiles, une meilleure réactivité en cas d’anomalie, une vision partagée des usages et un appui à la décision pour ajuster les équipements en fonction des besoins réels.
« On ne pilote plus à l’aveugle. Les données nous permettent de vérifier rapidement si un bâtiment fonctionne comme prévu et d’agir plus efficacement, sans multiplier les interventions sur place. » Pascal Hay – Responsable des Services Techniques – Commune de La Tessoualle
Au-delà des usages, ce projet pilote permet de poser des bases solides : identification des coûts associés, compréhension des prérequis techniques et mise en évidence des fonctionnalités nécessaires pour un pilotage réellement opérationnel. Ces enseignements servent aujourd’hui à préparer la suite.
Anjou Numérique poursuivra dans cette dynamique afin de faire évoluer et partager ces outils avec d’autres collectivités, et, le cas échéant, d’explorer de nouveaux cas d’usage au-delà de la gestion bâtimentaire, en s’appuyant sur la chaîne technique déjà en place.
À terme, le projet « Territoires durables et connectés » a vocation à inscrire Anjou Numérique comme un acteur facilitateur au service de la mutualisation des usages numériques, au bénéfice d’une action publique locale plus efficiente et plus sobre.
Anjou numérique sur Facebook : au plus près des territoires
Avec le lancement de sa page Facebook, Anjou Numérique dispose désormais d’un espace dédié pour présenter et suivre l’ensemble de ses actions au service du territoire. Aménagement numérique, services aux collectivités, accompagnement des usages : la page reflète la diversité des missions portées par le Syndicat et leur traduction concrète sur le terrain.

Les abonnés pourront ainsi retrouver des informations sur le déploiement de la fibre optique, les projets numériques accompagnant les collectivités (cybersécurité, infrastructures, territoires connectés), mais aussi les actions d’accompagnement à la fermeture du réseau cuivre.
La page Facebook présentera les actions d’accompagnement numérique à destination des habitants : ateliers, permanences, formations et ressources pratiques pour mieux vivre le numérique au quotidien. Elle constituera un espace de valorisation des acteurs locaux, des initiatives partenariales et des projets innovants portés sur le territoire.
Pensée comme un outil d’information et de dialogue, cette page s’inscrit dans les valeurs d’Anjou Numérique : un numérique accessible, utile et au service des collectivités et des habitants du Maine-et-Loire.
Stratégie départementale : vers une parentalité numérique plus coordonnée en Maine-et-Loire
Les écrans et les usages numériques occupent une place croissante dans la vie des familles. Rapports, débats, annonces politiques… le sujet revient régulièrement dans l’actualité et suscite de nombreuses interrogations, tant chez les parents que chez les professionnels.
Ces derniers mois, plusieurs signaux forts sont venus rappeler les enjeux :
• un rapport de l’Anses (13 janvier 2026) souligne les effets néfastes de certains usages des réseaux sociaux sur la santé des adolescents (11-17 ans) ;
• un projet de loi approuvé début 2026, vise l’instauration d’une majorité numérique et l’interdiction des téléphones portables dans les lycées.
Une thématique sensible… et souvent anxiogène
Dans le Maine-et-Loire, comme ailleurs, les écrans sont omniprésents. Les messages diffusés sont parfois contradictoires ou controversés, renforçant chez de nombreux parents un sentiment de culpabilité, de pression ou d’impuissance face aux usages numériques de leurs enfants.
Une mobilisation encore dispersée
Ces dernières années, les initiatives de prévention se sont multipliées. L’analyse des actions existantes met toutefois en évidence plusieurs limites :
- des formats encore trop descendants ou culpabilisants, qui peinent à toucher les publics ;
- une pluralité d’acteurs, souvent cloisonnés et inégalement répartis sur le territoire ;
- un besoin clairement exprimé par les professionnels : disposer de formations capacitantes et d’outils concrets à mobiliser auprès des familles.
Le pari du collectif
Pour répondre à ces constats, un collectif d’une vingtaine d’acteurs, coordonné par Anjou Numérique, s’est constitué en 2025 afin de construire une stratégie départementale de parentalité numérique.
Accompagné par l’association Fréquence Écoles, le collectif s’est appuyé sur plusieurs temps de travail dont des entretiens menés auprès de professionnels du territoire et des Assises qui se sont tenues en juin 2025.
Les bases d’une stratégie commune
La stratégie départementale en cours de définition s’articulera autour de quatre priorités :
- structurer un écosystème local réunissant des acteurs complémentaires (éducation, social, santé, culture, numérique) ;
- développer des ressources pratiques et accessibles à destination des professionnels (ateliers, tutoriels, kits clés en main, modules de formation) ;
- promouvoir une approche bienveillante fondée sur le dialogue, la confiance et la co-construction ;
- garantir une équité territoriale en consolidant les dynamiques existantes et en accompagnant de nouveaux territoires.

Cap sur l’opérationnel
Le collectif poursuivra ses travaux jusqu’à l’été 2026 et proposera un plan d’action opérationnel. Plusieurs actions prioritaires se dessinent déjà :
- structurer un collectif départemental pour renforcer la lisibilité et la complémentarité des interventions ;
- créer un centre de ressources départemental à destination des professionnels ;
- élaborer un tableau de bord de suivi des actions menées en Maine-et-Loire ;
- constituer une équipe ressource départementale.
Cette démarche concertée et coordonnée à l’échelle du Maine-et-Loire apparaît aujourd’hui essentielle pour soutenir durablement les familles et les professionnels au contact des enfants et des jeunes.
Lancement de la commission “Accompagnement aux usages numériques”
Créée fin 2025, cette instance est chargée de contribuer à l’élaboration de la future feuille de route départementale Mednum49 (2026-2028) et de participer à la réflexion sur l’évolution du projet du Syndicat : accompagnement des usagers, maillage territorial, actions thématiques transversales (parentalité à l’ère du numérique, cybersécurité, intelligence artificielle…), financement des postes dans les territoires, sensibilisation/formation des agents des collectivités…
7 conseillers du syndicat ont participé à la première rencontre en décembre dernier. Ce premier temps de travail a été consacré à la présentation de la feuille de route en cours mednum49, au rappel de l’action des conseillers numériques du syndicat dans les territoires et du financement de l’ensemble de ces actions.
Le second temps de travail prévu en mars permettra de poursuivre la définition des axes prioritaires de la feuille de route départementale 2026-2028 et d’enclencher une réflexion sur la poursuite de l’action du syndicat dans les territoires. Ce travail sera repris et poursuivi par les futurs élus à partir d’octobre 2026.

